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Louis Pierre Sarazin a « deux cordes à son
art ». de sa première passion, la guitare jazz, il a gardé les rythmes,
les sonorités, les harmonies et parfois les dissonances. Désormais il joue
de la couleur et entre calligraphie et graffiti, il puise dans d’encre de
chine un univers joyeux. Des fées de l’aurore parées de robes de nuit
dansent sur des couches d’arc en ciel, des messages cryptés nous emportent
à la rencontre de son imaginaire…
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Aujourd’hui à quarante trois ans, Louis
Pierre Sarazin approche une maturité dans son art qui lui vaut de récents
succès. Ce peintre stéphanois est un autodidacte par nature et grâce à une
famille bohème, il a passé son enfance entre le peinture et la musique.
Cette dernière se révèlera être une passion puisque très jeune il s’y
consacre, jusqu’à créer un groupe de jazz, puis de rock.
Ces dernières années, avec la naissance de
Léo et Julie, la peinture réapparaît dans sa vie. Avec les enfants, il
s’entraîne à créer des œuvres spontanées et il s’approprie de nouveau les
couleurs et les formes. Très influencé par Michaux, Pollock et Miro, de
grands précurseurs, il ose enfin s’exprimer pleinement. La peinture prend
sa place véritable et devient sa principale activité à ce jour. Il expose
en permanence à Saint-Etienne ( Le Vieux Colombier),
Aigues-Mortes (Galerie Z), Antibes (rouge
Pivoine), Lyon (Passage Privé), Paris (Archives 54), Annecy ( Cadre à
Part).
Pour ses tableaux, il utilise l’encre de
chine et le papier comme outils de basse. Il représente essentiellement
des femmes dansant sur fond de couleur. Selon l’artiste : « les taches
sont devenues graffitis puis calligraphies : de petits personnages, des
petites danseuses sautillant comme des notes de musique sur une portée ».
Les couleurs sont chaudes et vives, comme
des vagues mouvantes, il explique sa technique : « Ce sont des dégradés de
jaune et rouge étirés à grands traits de pinceau, puis découpés et collés
sur du bois ». De loin, ces petites femmes noires semblent chanter,
chuchoter dans une longue rivière de paroles. Elles sautillent , l’air
badin, cheveux au vent comme des naïades, fluides et graciles.
Il se dégage de l’ensemble une grande
légèreté, une halte, une respiration. Ce sont des ombres dansantes sur des
couches d’arc-en-ciel, des fées de l’aurore parées de robes de nuit.
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